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Le REN-LAC veut booter la corruption hors du secteur de la santé

Depuis ce samedi 1er décembre, le Réseau National de Lutte Anti-corruption (REN-LAC) a entamé les manifestations de la Journée Nationale de Refus de la Corruption (JNRC) sous le thème : « La corruption dans le secteur de la santé : manifestations, impacts, responsabilités des gouvernants, rôle et place des populations dans la lutte ». Les activités au programme s’étendront jusqu’au 10 décembre. Cette fois-ci, comme le thème le précise bien, les organisateurs s’intéressent au secteur de la santé et veulent le débarrasser le secteur du phénomène de la corruption. En rappel, les JNRC s’inscrivent dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de la lutte contre la corruption qui a lieu le 9 décembre de chaque année. Les activités pour marquer Si le REN-LAC s’intéresse à la question de la corruption, c’est bien en connaissance de cause. Dans son rapport de 2017 sur l’état de la corruption au Burkina, cette structure de lutte contre la corruption classe le secteur de la Santé au 13ème rang des services publics où sévit la corruption. Et comme l’a souligné le secrétaire exécutif, le Dr Claude Wéta, au cours de la conférence de presse de lancement des activités tenu ce 28 novembre, la corruption se manifeste entre autres pendant les consultations des patients, dans la gestion du matériel et des médicaments couverts par la gratuité. Il ajoute également l’orientation organisée de certains malades des structures publiques vers les centres de santé privés par certains médecins animé de l’esprit de lucre. Et Bruno Kere, chargé des plaidoyers et du lobbying du REN-LAC, d’expliquer cela par le fait « qu’en 2015, le Burkina était dans une phase de transition et tous se méfiaient des pratiques malsaines qui pourraient par la suite avoir des retombées négatives sur leurs auteurs. Ayant fait suite à un régime d’anciens dignitaires, la conséquence logique dans la mentalité de la plupart, fut que les mêmes pratiques pouvaient reprendre puisque ce sont les mêmes personnes ou presque les mêmes qui sont revenues au pouvoir ». Ce qui a renforcé la persistance du phénomène de cette pratique en 2017. Les animateurs de la conférence de presse dénoncent également les pratiques de la vente directe de produits par certains agents de la Santé, les surfacturations ou la vente de médicaments, l’utilisation des réactifs et du matériel du service public à des fins privées, par certains prestataires de soins dans les services de santé, etc. Le Dr Claude Weta, souligne que « les conséquences dans ce domaine ne doivent pas s’évaluer en termes de chiffres seulement, puisqu’il y a également des pertes en vie humaine et des répercutions sur la productivité économique ». En ciblant la corruption dans le secteur de la santé, le REN-LAC entend faire de cette lutte une priorité nationale en 2019, car le domaine touche une importante partie de la société. Et laisser la corruption y sévir, c’est courir le risque de détruire le système sanitaire du pays. Et là, c’est la majorité écrasante de ceux qui n’ont pas les moyens d’aller se soigner en Europe ou dans des pays où le système sanitaire est développé qui seront pénalisés.

Durant la période choisie, il sera essentiellement question de mener des actions de sensibilisation des populations sur les méfaits de la corruption et d’interpellation des autorités publiques pour la prise de mesures vigoureuses et curatives pour lutter plus efficacement contre la corruption dans le secteur de la Santé. Le lancement de la plateforme d’informations anti-corruption qui se tiendra le 7 décembre 2018, des conférences publiques dans les écoles de santé, des animations de théâtres fora et d’émissions télé et radio.  Des panels-débats de dénonciation sont également au programme. Ces activités seront menées durant les dix jours à Ouagadougou et dans les cinq régions qui abritent des Comités régionaux anti-corruption (CRAC). Le panel à Ouagadougou autour du thème central se tiendra le 4 décembre 2018. Selon le secrétaire exécutif, ces actions « visent avant tout, à mettre les autorités et les acteurs du secteur de la santé face à leurs responsabilités, et à renforcer la prise de conscience au sein des populations, en suscitant en elles des initiatives citoyennes de lutte contre la corruption ».

                                                                                                                                                                 Hamidou TRAORE

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COMMUNIQUE ONEA

ONEA: coupures d’eau le samedi 22 septembre 2018 à Ouagadougou

dans les quartiers Karpala, Rayongo, Djikofe Ouidtenga, Balkuy, Nabmatanga, zone SONATUR de Ouaga 2000, Ouaga 2000, cité AZIMO, Kosyam, Kouritenga, 75è anniversaire, Bonheur ville, Belle ville, Pissy, Bonnam, Boulmiougou, Zagtouli, Zongo, Rimkieta, Cités Rimkieta, Bissighin, Bassinko village, Bassinko cités et Nonghin; pour cause de travaux de Ziga II.

COMMUNIQUE SONABEL

Période de maintenance.

En raison de travaux d’entretien périodiques programmés sur le réseau national interconnecté (RNI), la SONABEL informe son aimable clientèle que la fourniture d’électricité sera temporairement suspendue aux dates et dans les zones ci-après :
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COMMUNIQUE CHAMBRE DE COMMERCE

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Les Appels d’Offres du mois de mars 2018 de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF)

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