banner

Accident Vasculaire-Cérébrale : Un gros tueur négligé dans les hôpitaux publics ?

La donne sur les accidents vasculaires-cérébrale (AVC) est alarmante dans les hôpitaux publics du Burkina. Ils frappent sévèrement au sein de la population indifféremment dans les classes sociales. Ils sont officiellement, de loin les plus gros tueurs dans les services de neurologie et font rage dans la société. Ils sont au top niveau des dispendieuses évacuations sanitaires hors du Burkina. Ils font partir des premiers motifs d’admission aux urgences. Qu’est-ce qui justifient ces faits ? Malgré les signaux d’alarme, les services pour leur prise en charge souffrent terriblement de manque de moyens adéquats, voire de « négligence coupable ».

Notre reportage commence par une histoire banale d’une rixe entre un bailleur, vieux Aladji (nom d’emprunt) et ses locataires à Karpala. Les factures d’eau venaient anormalement très chères. Les locataires interpellent le vieux pour qu’ils aillent ensemble dans une agence de l’ONEA pour comprendre et résoudre le problème. Le vieux n’est partant et argue qu’il n’a pas participé à la consommation. Plus les moins passent, plus les factures sont anormalement salées…   Après la prière du soir, Aladji constate qu’un locataire, un jeune policier, fait ses bagages pour quitter sa cour. Le vieux s’approche et réclame l’argent des arriérés des factures d’eau à régler. Soudain la tension monte. Le vieux pique une vive colère. Il menace même de « boxer » le jeune policier. Les badauds interviennent pour le retenir. Ne pouvant atteindre le jeune pour le « rouer » de ses coups de points, il profère des injures. Ivre de colère, il se livre à une scène de folie. Il court de temps à autre pour cogner violemment le mur et le portail avec sa main. Ses injures ne se limitent plus au jeunes mais à tous les locataires.  Dans la foulée, ces derniers décident ensemble de quitter la cour du vieux. L’information lui donnée par le locataire présenté comme le respectueux. C’est un autre coup dur pour le vieux. Personne ne s’imaginait que cette colère noire que le vieux a fait montre avait scellé son sort. En quelques heures le vieux se plaint d’une forte migraine. Il se rend dans un CSPS où on lui traite un palu. Le mal persiste et il se rend dans une clinique qui traite autre chose sans que la forte migraine ne tombe. Finalement on apprend qu’une veine dans le cerveau a éclaté. Le vieux est admis au Centre Hospitalier universitaire de Bogodogo au service de neurologie où il trépassera.

Situation alarmante des AVC au Burkina

Pour comprendre le phénomène des AVC au Burkina, nous sommes allés à la rencontre des acteurs de santé et/ ou spécialistes du sujet. Il s’agit notamment des Professeurs B. Jean Kaboré, professeur titulaire de Neurologie à l’UFR médecine à l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo, directeur de l’Ecole Doctorale de la Santé ; Chef de service du service de neurologie au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo (Yalgado) et président de la SONEB (Société de Neurologie du Burkina). Ensuite le Professeur Christian Napon, neurologue et Chef de service de la section Neurologie du Centre hospitalier Bogodogo, également enseignant à l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo. Un tour à la bibliothèque de la médecine au campus, nous permet de constater que ces deux sommités de la neurologie au Burkina ont formé et encadré plusieurs dizaines de docteurs notamment en neurologie.

Ces professeurs sont unanimes pour dire que les AVC constituent un problème majeur de santé publique en raison de sa fréquence qui va crescendo, de sa mortalité, sa morbidité,  des handicapes physique et cognitif qu’ils entrainent, des risques de récidive. Ils ont également un important coût financier et social pour les patients. Ils touchent indifféremment toutes les couches sociales. « Les AVC sont une pathologie à laquelle nous sommes confrontées tous les jours », indique le Professeur Napon. Pour les reconnaitre, le professeur informe que « c’est quelque chose qui intervient brusquement, c’est un accident comme son nom l’indique, qui concerne les vaisseaux qui vont vers le cerveau et qui irrigue le cerveau. C’est lorsque vous avez soit une rupture d’un vaisseau qui alimente le cerveau ou vous avez un obstacle sur un vaisseau qui apporte le sang au cerveau qui survient de façon brutale ». Le Professeur Kaboré donne d’autres caractéristiques plus visuelles de la manifestation des AVC. « C’est quelqu’un qui, en pleine activité la suspend par un déficit. Soit il ne peut plus parler, soit il a une paralysie, en général, de la face ou du bras », a-t-il dit.   Ces deux spécialistes précisent qu’il y a deux types d’AVC.  Il y a l’AVC ischémique et l’AVC hémorragique. La différence entre les deux est que dans le dernier cas il y a saignement contrairement au premier cas. A entendre ces spécialistes, les AVC sévissent et frappent indifféremment toutes les couches sociales (pauvre et riche) au sein de la population. Ils sont officiellement de loin les plus gros tueurs dans les services de neurologie. Au Centre hospitalier universitaire Tengango, un agent au service de la réanimation souligne que les AVC sont au top niveau des dispendieuses évacuations sanitaires hors du Burkina. Le Professeur Napon souligne que les AVC constituent les premiers motifs d’hospitalisation en neurologie. Son confrère Kaboré évalue cette hospitalisation à 60%. Et cette pathologie fait partir des premiers motifs d’admission aux urgences.

De grosses failles dans la prise en charge des AVC

Notre travail nous a permis de constater plusieurs obstacles qui entravent la volonté et l’effort des agents de santé pour mieux prendre en charge les personnes souffrant de cette pathologie.

Quand nous rencontrions le Professeur Kaboré le 15 mars dans son bureau à Yalgado, il révélait qu’il existe actuellement quatre services de neurologies pour tout le Burkina. Le premier et le plus grand est celui du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO à Ouagadougou). Le second est au Centre hospitalier universitaire Sourou Sanou (CHU-SS à Bobo Dioulasso). Le troisième est à Tengandogo (ex hôpital Blaise Compaoré à Ouagadougou). Le quatrième et dernier est au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo à Ouagadougou. Selon le Professeur Kaboré, « tous ces services totalisent moins de 100 lits pour plus de 18 millions de Burkinabè ». Le plus grand service qui est à Yalgado compte 22 lits. L’hôpital Bogodogo qui vient d’être construit compte également 22 lits. Le CHU-SS qui est noyé dans un service de médecine interne compte une dizaine de lits. Idem pour l’hôpital Tengandogo noyé également dans un service de médecine interne.

Nous apprenons également avec stupéfaction que le Burkina compte actuellement que 11 neurologues pour plus de 18 millions d’habitants. De surcroit concentré à Ouagadougou et à Bobo-dioulasso (4 à Bobo, dans les régions il n’y a que Ouahigouya qui a un seul neurologue. Et le reste concentré à Ouaga. Et les autres hôpitaux régionaux n’ont pas de neurologues. « Ce n’est pas bon », soupire le professeur et d’ajouter aussitôt : « Nous sommes loin des normes de l’OMS ».

En termes d’équipements, la situation n’est pas encore rose dans tous les services de neurologie. Face à une de nos questions sur la prise en charge des patients d’AVC dans les formations sanitaire publique, le professeur Kaboré faisant mine de ne savoir quoi dire, commence par affirmer qu’il y a ce qui est souhaitable et ce qui se fait actuellement. Pour le souhaitable, le professeur souligne que « lorsqu’on a une agression du cerveau comme l’AVC, il faut aller vite et chaque minutes compte. Nous disons en anglais time is brain (littéralement ie le temps c’est le cerveau ndlr). Et une fois que cette maladie se manifeste, dès la première minute, le reflexe est d’appeler le 18. Là où c’est possible. Dans les 5 à 10 minutes, les pompiers ou le SAMU (Service d’Assistance Médical d’Urgence) arrive et pendant qu’on transporte le malade à l’hôpital, on lui administre les premiers traitements dans le véhicule. Et pendant ce temps, on prépare le service d’imagerie, c’est-à-dire le scanner pour recevoir le patient. Quand on prend un malade, dans les 30 minutes ou au maximum dans une heure on doit avoir son scanner ».

Les deux professeurs expliquent certains équipements sont primordial pour une bonne prise en charge des patients d’AVC. Il y a par exemple, une ambulance médicalisée qui permet d’administrer les premiers soins urgents notamment l’oxygène, une position adaptée pour le malade, etc. Le défaut de d’un tel moyen fait que ce sont les ambulances ordinaires non médicalisées qui sont utilisées dans les meilleurs des cas, ou au pire, les patients sont transporter par des moyens de bord qui aggravent la situation des malades. Ainsi, le Professeur Kaboré témoigne qu’il lui arrive souventes fois de recevoir des malades dont une partie du corps est paralysée arrivent à son service avec de grave brûlure. Car ils ont été transportés à motocyclette et le pied trainant est brûlé sans que le patient ne s’en rende compte…

Le système sanitaire burkinabè veut qu’un patient passe d’abord par les petites formations sanitaires avant d’aller vers les grands centres si le mal persiste. Le problème avec les AVC, ce qui fait que des patients perdent beaucoup de temps avant d’arriver aux services de neurologie. L’institution World Stroke Organisation, recommande que les pouvoirs publics mettent en place un Service d’Urgence Vasculaire pour permettre une meilleure prise en charge des patients d’AVC. Il s’agit de mettre en place un service adapté et bien équipé en plus du personnel nécessaire pour « récupérer le cerveau qui a souffert ou qui souffre pour éviter l’installation d’handicape ». « Voici ce qui est souhaité », soupire à nouveau le Professeur Kaboré. « Actuellement quand un malade arrive, il est reçu au service des urgences avec les autres. Et c’est peut-être 48 à 72 heures, deux à trois jours plutard que le patient va arriver à notre niveau. En ce moment il y a des dégâts qui ne sont pas récupérables. Le slogan ‘Time is brain’ n’est pas appliqué et n’est pas applicable parce lorsqu’il arrivera au service des urgences, le patient n’aura pas le scanner immédiatement. Donc il ne recevra pas le type de traitement approprié dans les minutes qui suivent à savoir si c’est ischémique ou hémorragique », ajoute le Professeur Kaboré.

Mais le plus terrible dans le manque de moyen semble être l’absence de scanner qui aggrave la situation des patients malgré la volonté des agents de santé à vouloir sauver des personnes des AVC.

 « Des patients meurent beaucoup ou leurs cas s’aggravent par défaut de scanner »

Dans sa thèse de médecine soutenue le 27 décembre 2013, Grégoire BOUNDAONE affirmait que « le scanner cérébral est actuellement considéré comme l’examen de base à réaliser en urgence dans le cadre d’un AVC ». Nos deux Professeurs ont certifié cette affirmation avec insistance. Ils arguent que c’est le scanner qui va indiquer le type d’AVC auquel le médecin soignant fait face. Et le traitement sera choisi. Le Professeur Napon précise que les deux types d’AVC présentent les mêmes manifestations. Et il faut obligatoirement réaliser un scanner pour déterminer s’il s’agit d’un AVC ischémique ou hémorragique. C’est l’identification du type d’AVC qui va déterminer le traitement que le patient doit recevoir. Au regard de son rôle primordial, nous cherchons à savoir les services qui dispose d’un scanner au Burkina. Le résultat est désolant ! Rien que le vendredi 5 avril, nous nous rendons au service de renseignement de l’hôpital Yalgado qui a le plus grand et le plus ancien service de neurologie pour savoir si le scanner est fonctionnel. Aussitôt que la question est posée, l’agent lance : « On n’a pas de scanner. Le scanner est en panne depuis plus d’une semaine ».

L’hôpital Tengando qui est perçu comme celui qui est le plus équipé, n’a malheureusement pas de scanner depuis maintenant « deux ans » pour « cause de panne» selon un agent de l’administration. L’hôpital Bogodogo n’a jamais possédé un scanner jusqu’aujourd’hui. « On nous a promis, mais jusqu’à maintenant ce n’est pas effectif », affirme le Professeur Napon. Au Centre hospitalier régional de Ouahigouya, le scanner est en panne depuis 2016. Les patients sont contraints de se rendre à Ouagadougou pour avoir un scanner au privé. Seul l’hôpital Sourou Sanou a un scanner fonctionnel actuellement selon le service de communication.

Le professeur Napon assure que le manque de scanner constitue un ralentissement à la prise en charge des patients.

Chez des parents de patients, le ton est sévère. Michel qui accompagne un parent malade, se lâche : « C’est une négligence coupable des décès et des complications des patients d’AVC de la part du gouvernement.  Comme ces personnes ne se soignent ici, et qu’ils ont le droit de prendre l’argent du contribuable pour aller se faire soigner dans d’autres pays, ils s’en foutent de nous. Je trouve ça irresponsable et inconscient de leur part ». Alassane qui suivait les échanges s’approche et entonne à son tour : «… Je suis venu avec mon père malade à Bogodogo. D’abord on a trainé aux urgences, après on nous envoie en neuro (service de neurologie ndlr). On m’a demandé d’aller faire une radio (radiographie) de sa tête. Tenait vous, j’ai demandé une ambulance que n’ai pas eu. J’étais obligé de le pousser malgré son état à l’aide d’un lit avec des roulettes sur des cailloux pour aller jusqu’à l’ancien CSPS,  derrière l’hôpital Bogodogo. Dès que je suis arrivé, quand le radiologue la patiente, il dit que l’état du malade ne lui permettait pas de faire la radio… C’est à mon retour qu’on nous a prescrit le scanner. Je suis allé à l’hôpital Saint Camille, ils m’ont demandé de payer d’abord et faire venir le patient le lendemain. La nuit il est décédé ».  Alassane a désormais son idée sur le fonctionnement des hôpitaux public sur la prise en charge des malades d’AVC : « Des patients meurent ou leurs cas s’aggravent par défaut de scanner ». D’autres personnes se joignent aux échanges qui prennent une tournure de réquisitoire contre le pouvoir. On entend « un scanner coûte combien devant des V8 ou l’argent qu’on gaspille dans des cérémonies futiles », « c’est un choix politique de s’en foudre des pauvres ». Pour des acteurs de la santé, le taux de mortalité dû à l’AVC peut être considérablement réduit, il suffit de fournir les équipements nécessaires. Nos deux professeurs sont également d’avis avec cette vision. Il demande le renforcement du plateau technique en leur dotant notamment de scanner. Pour le professeur Napon, « L’absence de scanner cérébral ralentit la prise en charge des patients. On nous l’avait promis mais jusque là ce n’est pas effectif. Actuellement nous souffrons de cette absence. Et les patients sont dirigés vers d’autres structures de santé et il se trouve que l’état du malade peut s’aggraver durant ses différents déplacements parce que les conditions de transport posent problème en ce sens que des patients ont besoin d’assistance médicale pendant le déplacement… »

 Que fait l’administration pour améliorer les choses ?      

Nous avons vainement tenté de rencontrer la ministre de la santé. Elle qui est issue du monde du secteur de la santé. Même en remplissant le cahier d’audience, des semaines passent, nous tentons presque chaque jour de faire le pied pour l’attendre à son bureau. Mais rien. Mais, avant nous décidions de voir directeur de cabinet. C’est silence radio. Sur conseil d’une dame dont la direction a, entre autres, pour rôle d’interpeller les décideurs publics aux fins d’agir pour une meilleure prise en charge de certaines pathologies dans les formations sanitaires publiques, cherchons à rencontrer le Directeur de l‘Administration et des Finances (DAF). Il est celui qui s’occupe des équipements. Nous voulons lui exposer les dysfonctionnements notés. Il est absent mais nous laissons notre contacte comme chez le directeur de cabinet et chez la ministre. En moins deux heures, le Directeur, Daouda Akabi, appelle et nous reçoit immédiatement. Il aborde les questions avec aisance et maitrise. C’est l’occasion d’aborder des questions budgétaires. Le directeur explique ce qui est un secret de polichinelle. Les allocations financières ne suffisent pas. Et son ministère est obligé de recourir au système de l’arbitrage pour les dépenses prioritaire. Dans cette méthode, les formations sanitaires décident également de prioriser les besoins… Le directeur se désole de l’absence de scanner dans la quasi-totalité des formations sanitaires publiques. Il assure que des dispositions sont prises pour acquérir des scanners et que désormais la nature des contrats d’acquisition changera. Les contrats d’acquisition des équipements comme les scanners qui sont souvent de trop grand standing, s’étalera de l’acquisition, à l’installation, à la mise en marche et surtout à la maintenance. « Nous voulons maintenant éviter ces cimetières de d’équipements », signale-t-il. Il apprécie les efforts déjà fait, mais plaide pour une augmentation du budget de la santé. Car, pour lui, c’est à ce prix que les plateaux techniques seront renforcés pour venir à bout de plusieurs maladies.»

La prévention, l’arme contre les AVC et son coût exorbitant

Le Pr Napon affirme que l’AVC est une maladie qui coûte cher au patient. Il explique, pour « le scanner, il faut 50 000 FCA au moins. La rééducation coûte de 2000 à 5 000 F CFA la séance. Or parfois, on prescrit 30 séances. Si vous multipliez 5 000 F par 30 plus le scanner, on est à 200 000 F CFA. Il y a aussi les médicaments. Ceux contre l’hypertension, il faut compter dans les 15 000 F la boîte pour un mois. Il y a d’autres produits contre la dépression dont chaque médicament coute 6 000 F. Et le patient doit prendre ses médicaments pendant longtemps. Ce n’est pas moins de 6 mois et d’autres médicaments sont à prendre toute la vie. Or cette maladie survient chez des personnes à la retraite ou qui son proche de la retraite. »

Pour contrer cette maladie, de bonnes volontés ont mis en place une structure. La SONEB (Société de Neurologie du Burkina) qui  est présidé par le Professeur Kaboré. Cette structure s’est engagé à sensibiliser, informer, à former et même à faire des recherches pour prévenir et pour une meilleur prise en charge de certaines maladies dont l’AVC. Mais le manque de moyens notamment financier obstrue considérablement les actions de cette organisation.

Hamidou TRAORE

Quelques données sur l’AVC

  • Selon l’OMS, 6,2 millions de personnes meurent chaque année d’un accident vasculaire cérébral.
  • une personne meurt d’un accident vasculaire cérébral toutes les 10 secondes dans le monde.
  • L’accident vasculaire cérébral tue plus de personnes chaque année que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis. En effet, en 2008, 2 millions de personnes sont mortes du sida (1,7 million – 2,4 millions) ; 1,8 million de personnes sont mortes de tuberculose en 2008, dont 500 000 étaient malades du sida ; 247 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2006 causant près d’un million de décès, essentiellement des enfants africains.
  • La charge de l’accident vasculaire cérébral touche de manière disproportionnée les personnes qui vivent dans les pays à faibles ressources.
  • Aujourd’hui, 2/3 des personnes victimes d’un accident vasculaire cérébral vivent dans des pays en développement où les systèmes de santé ont déjà atteint la limite de leurs capacités.
  • L’AVC est la principale cause de mortalité chez les personnes de plus de 60 ans et la cinquième plus grande cause de mortalité chez les personnes âgées entre 15 et 59 ans.
  • Environ 70 % des patients ignorent tous des symptômes d’un accident ischémique transitoire ou d’un accident vasculaire cérébral mineur, 30 % attendent plus de 24 heures avant de consulter leur médecin (quels que soient leur âge, leur sexe, leur origine sociale ou leur niveau d’instruction) et environ 30 % des récidives surviennent avant toute consultation médicale. En l’absence d’une éducation plus efficace du public, tous groupes d’âge confondus, il est impossible de mener des actions de prévention véritablement efficaces.
  • L’hypertension artérielle est le principal facteur de risque d’AVC
  • L’AVC est la principale cause d’invalidité dans le monde
  • Etc (source : Site internet du World Stroke Organisation : file:///C:/Users/User/Desktop/AVC/Faits%20Et%20Chiffres%20-%20World%20Stroke%20Campaign.html

         HT

Revoir son régime alimentaire pour prévenir les AVC

« Avant de guérir quelqu’un, demandez-lui s’il est prêt à abandonner les choses qui le rendent malade » disait Hippocrate.         Selon les Professeurs Kaboré et Napon, les facteurs de risque de l’AVC sont de types. Les facteurs non modifiables que sont : la race noire (des études ont démontré que les noirs retiennent plus de sel que les blancs), l’âge (à 45 ans les hommes sont exposé et à partir de 50 ans pour les femmes), le sexe (les hommes sont plus exposés que les femmes). Facteurs modifiable : le diabète causé par le sucre et l’hypertension artérielle causé par le sel, stress.

Ces neurologues sont convaincus que par l’éducation, les populations peuvent éviter l’AVC. La plupart des cas, l’AVC est dû à l’hypertension artérielle. Le professeur Kaboré évalue à plus de 60% le nombre de patients souffrant d’AVC dû à l’hypertension artérielle. Selon eux, la cause de l’hypertension est le mauvais régime alimentaire. La consommation excessive de sel. Pour une hygiène corporel, les Professeurs conseillent d’adopter un régime alimentaire pauvre en sucre (là prévient diabète), pauvre en graisse (pour prévenir le cholestérol, l’hypertension), pauvre en sel (là on prévient l’hypertension), et bien dormir. Il faut alors éviter les bouillons, des édulcorants (maggi, les sodas, etc), le tabac, l’alcool. Contrôler sa tension au moins une fois ou deux fois dans l’année.

Pour le professeur Kaboré, « On doit pouvoir légiférer et imposer des normes à l’industrie alimentaire… C’est possible car depuis 2011, les Etats de l’Europe du Nord ont voté par leur assemblée des lois qui limite la consommation de sel. Ces Etats ont été suivis par les Etats-Unis, l’Union européenne. Si la mairie de Ouagadougou a inclus dans ses activités d’informer et de sensibiliser contre l’AVC, j’ai espoir qu’une règlementation (loi)  sera adopté.

HT

Laisser votre commentaire

Recherche d’emplois

MARCHES PUBLICS

COMMUNIQUE ONEA

ONEA: coupures d’eau le samedi 22 septembre 2018 à Ouagadougou

dans les quartiers Karpala, Rayongo, Djikofe Ouidtenga, Balkuy, Nabmatanga, zone SONATUR de Ouaga 2000, Ouaga 2000, cité AZIMO, Kosyam, Kouritenga, 75è anniversaire, Bonheur ville, Belle ville, Pissy, Bonnam, Boulmiougou, Zagtouli, Zongo, Rimkieta, Cités Rimkieta, Bissighin, Bassinko village, Bassinko cités et Nonghin; pour cause de travaux de Ziga II.

COMMUNIQUE SONABEL

Période de maintenance.

En raison de travaux d’entretien périodiques programmés sur le réseau national interconnecté (RNI), la SONABEL informe son aimable clientèle que la fourniture d’électricité sera temporairement suspendue aux dates et dans les zones ci-après :
lire la suite

COMMUNIQUE CHAMBRE DE COMMERCE

banner

Les Appels d’Offres du mois de mars 2018 de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF)

Lire la suite

 

www.kassmotors.com

NUMÉROS UTILES

Police Nationale : 17
Gendarmerie : 16
Sapeur Pompier : 18
Standard Police : 25 33 12 83

LIENS UTILES

ANPE
www.anpe.gov.bf
ONEF
www.onef.gov.bf
MARCHE PUBLIQUE
www.dgmp.gov.bf
CHAMBRE DE COMMERCE
www.cci.bf


Entreprises recruteurs?


Vous avez une question?
Nous sommes là pour vous aider.
Envoyez nous un mail à cette adresse: publication@contacts.bf
ou appelez au (+226 ) 25 65 15 36 | 63 46 68 68


A PROPOS

Promouvoir l’équité, la qualité et la compétivité pour l’émergence du secteur privé.

Adresse : Kadiogo, Ouagadougou, Burkina Faso

Site web : http://contacts.bf/

Adresse mail : info@contacts.bf

Nous Contacter

Directeur de Publication :
SAWADOGO Issiaka Tél: 79936200

Rédacteur en Chef :
TRAORE Hamidou Tél: 72270227

Responsable Commerciale et Marketing :
SAWADOGO Abdoulay Tél: 69104829

Secrétaire de rédaction: :
OUEDRAOGO Zeinab

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter et restez informé